Les métiers de la couture à Montréal – partie 1

Publié par le 11 avril 2013

La photographe Anne Gauthier et la directrice artistique Maïa Wallis ont créé Le Fil d’Ariane, un reportage sur les métiers de la couture à Montréal. Elles ont eu l’amabilité d’offrir ce contenu en exclusivité à La Passerelle. Au cours des prochains jours, vous pourrez donc découvrir des métiers méconnus du domaine de la mode ainsi que les professionnels qui les exercent, à travers des extraits choisis de ce reportage.


À gauche: Anne Gauthier, photographe (photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)
À droite: Maïa Wallis, directrice artistique (cette photo et toutes les autres: Anne Gauthier)

Au cours de leurs entretiens, Anne et Maïa ont pu observer les préoccupations des professionnels de l’industrie de la couture à Montréal. Pour plusieurs d’entre eux, l’enjeu le plus complexe est de trouver une relève. Ils sont plusieurs à décrire leur métier comme étant en voie d’extinction. Les jeunes sont de moins en moins intéressés par ces métiers manuels, salissants et fatigants. Comme le soulignent les deux instigatrices du projet, ces métiers passionnants et remplis de savoir-faire gagneraient à être considérés par les nouvelles générations, d’autant plus dans notre contexte de décrochage scolaire et de chômage.

Yvon Bouchard, L’aiguiserie

Le métier d’aiguiseur est peu connu. Yvon Bouchard lui, a grandi dans l’atelier de son père, ouvert en 1936. Il a repris l’entreprise en 1970. Depuis ses débuts, le métier n’a guère changé. Quelques nouveaux outils plus performants ont vu le jour, mais « un couteau reste un couteau », dit-il. Parmi sa clientèle, des cuisiniers, des menuisiers, des paysagistes, des bouchers et des couturières viennent faire remettre leurs outils en état.


Yvon Bouchard, aiguiseur

Jean Sauriol, Les teintures CY Sauriol

Jean Sauriol a repris le commerce de son père, qui le tenait lui-même du sien. Travaillant la teinture du satin et du cuir, il avait l’habitude de teindre surtout des sacs et des chaussures. Mais la mode change. Les gens achètent leurs accessoires à petits prix et ne veulent plus payer pour les faire réparer. Le teinturier a donc commencé à travailler aussi sur les meubles.


Jean Sauriol, teinturier et propriétaire de Les Teintures CY Sauriol


Teinture d’un escarpin


Photo du père CY Sauriol dans son atelier en 1959

Pour en savoir plus, consultez le site du projet Le Fil d’Ariane.

5 commentaires

  1. Sarah Templier dit :

    Moi qui cherche a faire teindre mes sacs Rudsak en de nouvelles couleurs!

  2. Excellente rubrique Marie :)

    • Marie-Eve Rochon dit :

      Merci Duc! : )

      Tout le mérite revient bien sûr à Anne Gauthier et à Maïa Wallis, les instigatrices du projet, mais je suis très heureuse de pouvoir mettre de l’avant ces travailleurs.

  3. [...] vu notre premier billet sur les métiers de la couture à Montréal? La photographe Anne Gauthier et la directrice artistique Maïa Wallis ont réalisé une série de [...]

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