Des vêtements antiespionnage pour échapper à la surveillance des drones

Publié par le 29 octobre 2013

Adam Harvey a créé une ligne de vêtements antiespionnage qui permettent de se soustraire à l’imagerie thermique, une technologie largement utilisée par les drones des forces armées américaines. Les trois morceaux sont faits de fibres hautement métallisées qui réfléchissent la chaleur, permettant ainsi de camoufler la signature thermique de celui qui les porte.

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Alors que les États-Unis (et le Québec) sont en proie à une vague d’islamophobie, Harvey fait un pied de nez au discours ambiant en donnant à deux de ses créations une forme empruntée à la religion musulmane: le hijab et la burqa. Un choix logique puisque la majorité de la surveillance américaine par drones est effectuée dans des pays musulmans (les États-Unis ont récemment dû répondre de leurs frappes au Pakistan et au Yémen devant les Nations Unies).

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Big Brother vous regarde

La surveillance par drones ne s’effectue pas seulement au Moyen-Orient. En juin 2013, le FBI a reconnu avoir utilisé des drones sur le territoire américain. Adam Harvey n’envisage pas pour autant que ses créations soient utilisées comme de réels outils antiespionnage. Il souhaite avant tout alimenter la réflexion sur la protection de la vie privée, sur la surveillance autoritaire et sur une technologie (les drones) qu’il juge envahissante.

Dans la foulée du scandale des programmes de surveillance de masse de l’Agence nationale de sécurité (NSA) dévoilés par Edward Snowden (qui a également éclaboussé les services de renseignement canadiens), une manifestation contre l’espionnage civil a eu lieu en fin de semaine dernière à Washington. Le moment semble donc idéal pour alimenter le débat.

Projets précédents: papparazzi et réseaux sociaux

Ce n’est pas la première fois que l’artiste new-yorkais explore la notion de protection de la vie privée. En 2010, Adam Harvey a créé Camoflash, un sac à main antipaparazzi qui émet une vive lumière en réaction aux flashes des appareils-photos, masquant le visage de la personne concernée. Un autre de ses projets, CV Dazzle, l’a mené à travailler avec des coiffeurs et des maquilleurs pour créer des looks qui brouillent les logiciels de reconnaissance faciale, notamment utilisés par le réseau social Facebook.

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